On rencontre sur le parcours aussi bien des sculptures des années 1880-1890, telles que Adam, encore très influencé par l’art de Rodin ou le buste de son ami montalbanais le romancier Léon Cladel que des œuvres de la fin de sa carrière comme son allégorie de La France ou le projet de Monument à Daumier, tous deux datés de 1925.
Des œuvres décoratives de petit format, Vasque, Fontaine, voisinent avec des monuments publics de grandes dimensions comme la statue équestre du Général Alvear, accompagnée de ses quatre figures allégoriques ou les différents panneaux en bas-relief conçus pour le Théâtre des Champs-Élysées à Paris : La Musique, La Danse, Les Muses, etc.
Les sculptures n’ont pas été disposées par Michel Dufet selon un ordre chronologique ou thématique mais en fonction de leur effet décoratif dans le cadre végétal qu’il avait conçu pour elles.
C’est ainsi que certains éléments d’un même ensemble, les différentes figures du Monument aux combattants et défenseur du Tarn-et-Garonne, La France et son Serpent ou les différents bas-reliefs du Théâtre des Champs-Élysées, sont dispersés dans le jardin.
Certains rapprochements, parfois malicieux, ont au contraire été opérés par Michel Dufet comme Le Fruit, évocation d’Ève, et Adam qui se tournent le dos à chaque extrémité d’un parterre, surveillés par le Serpent tapi au milieu du potager décoratif.
Certaines œuvres, comme Héraklès archer ou l’ensemble des sculptures du Monument du Général Alvear, sont mises en valeur sur des axes centraux du jardin tandis que d’autres, telle La Naissance d’Aphrodite, apparaissent presque par surprise dissimulées derrière des rideaux de végétation.
D’une manière générale, les sculptures sont disposées par rapport au point central que constitue la « longère » et c’est la raison pour laquelle Héraklès archer tourne le dos au visiteur qui pénètre dans le jardin par le porche principal.